Louisa Baileche.

Publié le par Raimbourg Frantz-Minh

Rencontre avec l'artiste à l'occasion de la sortie de son album Terra Mia et de son concert parisien au Studio de l'Ermitage le 03 décembre 2015.
 
 
Née en Île-de-France d’un père algérien et d’une mère italienne native de la région des Abruzzes, Louisa se passionne dès l’enfance pour la musique : Ma mère nous chantait des airs d’opéras et des chansons traditionnelles nous explique l’artiste.
 
Photo: Maria-Letizia-Piantoni.

Photo: Maria-Letizia-Piantoni.

Dès l’adolescence, elle évolue dans diverses compagnies de danse puis se tourne vers le théâtre et la comédie musicale.
 
Sa carrière de chanteuse débute à l’aube du nouveau siècle. Elle se produit à Paris dans de multiples salles : Mon répertoire de l’époque allait du rock à la variété. Dans le même temps, j‘ étudiais le chant classique au conservatoire.
 
A la suite d’une première partie du groupe rock français Aston Villa, elle fait la connaissance du co-fondateur de la formation Hocine Hallaf. Leur collaboration sera à l’origine d’une galette aux mélodies orientales d’où sortira le single Monts et Merveilles (2003). La même année, elle représentera la France avec ce titre au « Concours Eurovision de la Chanson ».
 
Comédienne et danseuse, elle joue dans divers cours-métrages, intègre la « Kumpania Zelwer », orchestre de huit musiciens dont est issu le « Gad’joï trio » puis rejoint le quintet vocal Mahna qui s’exprime à la fois dans des langues réelles ou imaginées.
 
Passionnée par la voix et les sonorités venues d’ailleurs, elle suit plusieurs formations en parallèle de son parcours d’artiste. Elle s’engage alors sur le chemin de la transmission et de la pédagogie, animant des stages et des ateliers au sein d’écoles, associations ou en coaching vocal individuel.
Photo: Laurent Roussel.

Photo: Laurent Roussel.

Terra Mia est né de la rencontre avec le compositeur arrangeur et réalisateur Laurent Roussel.
Sur cet opus à la fois joyeux et tendre, elle est accompagnée par les guitaristes Julien Bataille et Chadi Chouman, l’accordéoniste Clément Robin, Pierre Maindive (Contrebasse) et Franck Chenal (Percussions).
 
Les textes écrits par Louisa elle-même ou par d’autres auteurs (Sandra Mahr, Daniela Fileni/Rocco Zilli et sa sœur aînée Nora Baileche Caranfa) parlent de racines, de souvenirs mais aussi d’errances et d’exil : C’est un album de chansons italiennes, presque toutes originales. C’est une re-création des émotions, des sensations que j’ai pu vivre enfant dans le village de ma mère.
J’avais ce projet enfoui en moi depuis toujours. Il s’est révélé plus tard, entre autre par ma pratique des chants du monde et après mes voyages au travers des différents répertoires.
 
On retrouve quelques reprises : La Canzone del pane (La Chanson du pain  tiré de l’album Mammas,) écrite par Lucilla Galeazzi et le compositeur Philippe Eidel, le traditionnel Cade le Ulive (Chute des Olives ) et la chanson napolitaine Guaglione publié en 1956 et repris entre autres par Dean Martin et en France par Dalida sous le titre Bambino.
 
J’avais très envie de chanter, de communiquer dans ma langue maternelle. C’est un disque joyeux, un retour aux sources, une ode aux couleurs de la Méditerranée, à la mémoire, à la vie et à l’amour…
                                               
                                    Propos recueillis par Frantz-Minh Raimbourg.
Louisa Baileche.

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