Guo Gan.

Publié le par Raimbourg Frantz-Minh

Musée Guimet. Concert avec Mieko Miyazaki. Mai 2012. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Musée Guimet. Concert avec Mieko Miyazaki. Mai 2012. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Depuis quelques années, le violon chinois à deux cordes erhu n’est plus tout à fait inconnu du public occidental. Guo Gan, né dans la ville de Shenyang (nord de la Chine, province du Liaoning) n’y est certainement pas pour rien (Il a d'ailleurs été nommé en 2015 « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres).
Rencontre avec l’artiste à l’occasion de la sortie de son dernier disque.
 
Dès sa prime jeunesse, il reçoit l’enseignement de son père Guo Jun Ming (1940-2010) lui-même grand maître de l’instrument.
Diplômé du conservatoire de sa ville puis professeur, il obtient le premier prix du concours de musique traditionnelle en 1992.
En 2001, Guo Gan décide de s’installer à Paris pour étendre ses connaissances musicales, en particulier les percussions jazz à l'Ecole Nationale de Musique de Fresnes auprès de Marc Vives-Querol.
Depuis, il parcourt le monde, du Carnegie Hall de New-York (avec la pianiste Helen Sung) au Théâtre du Châtelet en passant par l’Opéra House de GuangZhou. On a pu le voir avec de nombreux orchestres (dont celui de l’Opéra de Paris) et auprès d’artistes comme Didier Lockwood, la Japonaise Mieko Miyazaki ou son ami d’enfance, le très populaire pianiste Lang Lang.
Il a aussi écrit de nombreuses musiques de films et enregistré plusieurs albums solos.
Guo Gan.
Menant une carrière internationale avec des répertoires classiques ou métissés, Guo Gan s’associe pour son dernier album avec Loup Barrow.
Ce compositeur et homme-orchestre breton installé en Angleterre s’est spécialisé dans le jeu d’instruments peu connus comme le hang, le cristal Baschet, la harpe de verre, les tubes résonnants vietnamiens Dinh Pa ou encore le mbira chromatique.
Comment s’est déroulée cette rencontre ? Cela s’est fait rapidement après sa visite sur mon site Internet. Il m’appelé et nous avons pris rendez-vous. Nous avons alors décidé de monter un projet en commun nous explique Guo Gan.
La première fois que nous avons collaboré, c’était lors de mon concert à l’Eglise de la Madeleine à Paris en 2014 (50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine populaire). J’avais invité de nombreux musiciens français à jouer avec moi. Loup est venu, nous avons interprété ensemble une de mes compositions. Ce fut un grand moment !
Le disque appelé « The Kite » comprend des morceaux solos, des pièces classiques de la tradition chinoise et des compositions originales écrites à 4 mains.
Quand on évoque la énième reprise du titre « Course de chevaux », je lui fais remarquer en souriant que ce morceau de bravoure a été enregistré de multiples fois mais toujours sous une forme différente… J’assume ce choix poursuit le musicien, je l’ai joué environ 2000 fois. Le public l’aime particulièrement, c’est un peu « ma marque de fabrique » !
Festival "Parfums de Musiques". L'Hay-Les-Roses. Juin 2013. Avec Mathias Duplessy et Les Trois Violons du Monde (De G. à D: Mathias Duplessy, Sabir Khan, Guo Gan, Dandarvaanchig Enkhjargal. Photo: Frantz-Minh Raimbourg).

Festival "Parfums de Musiques". L'Hay-Les-Roses. Juin 2013. Avec Mathias Duplessy et Les Trois Violons du Monde (De G. à D: Mathias Duplessy, Sabir Khan, Guo Gan, Dandarvaanchig Enkhjargal. Photo: Frantz-Minh Raimbourg).

Actualité chargée oblige, Guo Gan participe aussi à la création « Didier Lockwood-Les Violons Barbares (Dandarvaanchig Enkhjargal, Dimitar Gougov, Fabien Guyot)-Guo Gan » et au deuxième album (« Crazy Horse ») des « Trois Violons du Monde » en compagnie du guitariste Mathias Duplessy.
D’autres projets sont en cours dont un avec le formidable balafoniste et jazzman ivoiro/malien Aly Keita…sans compter les concerts solos ou ceux avec des grands orchestres classiques.
Insatiable, l’artiste l’est certainement : J’aime beaucoup jouer dans des styles différents. Cela me permet de rencontrer des artistes venus de partout et d’apprendre sans cesse. C’est aussi ma manière de rester fidèle à la mémoire de mon père.
                                                         Frantz-Minh Raimbourg
Musée Guimet. Mai 2012. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Musée Guimet. Mai 2012. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Festival "Parfums de Musiques". L'Hay-Les-Roses. Juin 2013. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Festival "Parfums de Musiques". L'Hay-Les-Roses. Juin 2013. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

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