La Virée.

Publié le par Raimbourg Frantz-Minh

Festival Interceltique de Lorient. Août 2016. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
Festival Interceltique de Lorient. Août 2016. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Festival Interceltique de Lorient. Août 2016. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Le Quintet francophone du New-Brunswick vient de faire paraître un quatrième album. Nous avons rencontré  Eric Haché, fondateur du groupe, auteur, compositeur, guitariste et chanteur principal.

Quel a été le rôle de la musique dans ton enfance ?

Dans ma famille, chanter et pratiquer un instrument était aussi naturel que de parler et manger.  Mon  père jouait du piano et dirigeait une chorale.  A l’adolescence, j’ai commencé à apprendre la guitare. Mes influences s’étendaient alors du traditionnel à la chanson québécoise et des artistes comme Paul Piché ou le groupe Harmonium.

La Virée a été fondée en novembre 2001 ?

Tout à fait. Les membres actuels sont  Glen Deveau (batterie), Dillon Robicheau (violon, mandoline, banjo),  Denis Surette (guitare) arrivé en 2007 et Sébastien Michaud (basse). Ces deux derniers viennent  des « Païens », ensemble jazz/rock/électro instrumental qui existe depuis plus de 20 ans. Ils ont sorti huit disques et sont une véritable institution en Acadie.

Votre premier opus est sorti en 2005 (« L’Ordre du Bon Temps ») ?

 Il a fait suite à une démo intitulé « 4 tounes » (2004). Il y avait des pièces traditionnelles, des compositions originales et des titres de Mario Leblanc dit Fayo, Roland Gauvin et même un rag de Bob Wills écrit dans les années 1920…

Il y a eu ensuite « 1, 2, 3, Go ! » (2007) puis « Bayou d’Acadie » réalisé par François Emond (2012).

Pourquoi autant de temps entre chaque album ?

Il y a eu beaucoup de changement de musiciens. Et puis La Virée est un orchestre qui tourne surtout l’été dans les festivals ou ailleurs au New-Brunswick et parfois au Québec en Gaspésie ou en France. Nous avons tous d’autres activités. Je suis directeur technique d’une salle de spectacle.

La Virée.La Virée.La Virée.

Depuis 2004, c’est la septième fois que vous venez jouer au Festival Interceltique de Lorient ?

L’univers marin nous inspire forcément. Quand on vient ici en Bretagne, on s’imprègne de toutes les musiques que nous entendons et cela nous influence sur les futures compositions. Notre musique a évolué au fil des années avec les voyages, les départs et les arrivées de chacun… 

Festival Interceltique de Lorient. Août 2016. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
Festival Interceltique de Lorient. Août 2016. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Festival Interceltique de Lorient. Août 2016. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Beaucoup d’idées musicales sont venues de Denis Surette qui apporte une empreinte plus rock au son de La Virée, de Dillon Robicheau et de moi-même. Sébastien Michaud l’a réalisé et François Emond était à la prise du son. Il y a des compositions originales (« Reel moi ça », « Hectanooga », « Le Matelot »), une chanson de la regrettée Angèle Arsenault (« Le Voyageur ») et des pièces traditionnelles que nous adaptons à notre façon (« Les Gens de Saulnierville », «Down Yonder »). Les textes évoquent entre autres l’environnement (« Vivre vieux ») ou nos voyages (« Paris ma belle »).

Et la scène ?

En toute modestie, je pense qu’on a une certaine énergie et un son qui plaît à un public très large. Cela contribue à faire rayonner la culture du New-Brunswick et plus largement de l’Acadie.  Dans le futur, on a le projet de réaliser un CD live, ce sera peut-être à Lorient en 2018.

 

                                  Entretien réalisé par Frantz-Minh Raimbourg

La Virée.

Publié dans Folk

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